La fin de l’été a quelque chose de particulier.
Les agendas se remplissent à nouveau. On pense à la rentrée des enfants, au travail qui reprend, aux horaires, aux inscriptions, aux choses à prévoir. Très vite, la vie retrouve son rythme et chacun reprend sa place.
Et vous aussi, probablement.
Pourtant, il arrive qu’au milieu de toute cette organisation, une petite résistance apparaisse.
Pas forcément l’envie de tout changer. Plutôt celle de ne pas repartir exactement comme avant.
De ne pas retrouver les mêmes journées trop pleines. Les mêmes automatismes. Les mêmes choses que l’on remet toujours à plus tard. Cette impression que septembre arrive avec son programme déjà écrit et qu’il suffit de s’y glisser.
L’été a peut-être créé un peu d’espace. Assez pour sentir ce qui vous manque. Ce dont vous avez moins envie. Ce que vous aimeriez préserver lorsque tout recommencera à aller vite.
Alors avant de remplir septembre, peut-être vaut-il la peine de ne pas commencer par la question habituelle : « Qu’est-ce que j’ai à faire ? »
Mais par une autre, beaucoup plus simple :
Qu’est-ce que je n’ai plus envie de reprendre avec moi cette année ?
Une habitude. Une pression. Une façon de travailler. Une manière de toujours passer après. Un rythme devenu trop lourd.
La rentrée nous pousse naturellement vers l’extérieur, vers tout ce qui recommence.
Elle peut aussi devenir un rendez-vous avec soi.
Pas pour prendre de grandes résolutions.
Simplement pour ne pas reprendre sa vie sans se demander si elle nous convient encore telle qu’elle est.
Et si cette rentrée commençait aussi par une place un peu plus grande faite à ce qui compte pour vous ?